🚀 Supabase sur un VPS - backend auto-hébergé

Ce que la stack Supabase auto-hébergée officielle exige vraiment : dimensionnement 8–16 Go, docker compose, Kong, Studio et limites honnêtes face au cloud.

Supabase auto-hébergé, c’est tout le backend - Postgres avec temps réel, authentification GoTrue, stockage, passerelle Kong et Studio - qui tourne sur votre VPS à partir de la pile docker compose officielle. C’est le même logiciel que l’offre cloud ; ce qui change, c’est qui le met à jour et qui le sauvegarde : vous.

1. Dimensionnement - d’abord des chiffres honnêtes

  • 8 Go de RAM pour être à l’aise - le compose officiel démarre une douzaine de conteneurs (passerelle, studio, auth, stockage, temps réel, postgres…) ; Supabase documente 4 Go comme strict minimum, mais une vraie pile avec des données en veut 8.
  • 16 Go est confortable - les abonnements temps réel et les requêtes Postgres cessent de se disputer la mémoire.
  • Le NVMe compte - Postgres et les uploads de stockage partagent le même disque ; le Core VPS 8 NVMe (34 €/mois) est le choix honnête.
  • Disque - les 150 Go NVMe de cette offre couvrent les bases de données plus un an d’uploads.

2. Installation

apt update && apt install -y git ufw
git clone --depth 1 https://github.com/supabase/supabase.git
cd supabase/docker
cp .env.example .env
# edit .env: POSTGRES_PASSWORD, JWT_SECRET, ANON_KEY, SERVICE_ROLE_KEY
# (generate: openssl rand -base64 32 for each secret)
docker compose pull && docker compose up -d
docker compose ps   # a dozen containers should turn running

Ne déployez jamais les clés JWT d’exemple - chaque tutoriel Supabase les teste et elles sont publiques. Faites pointer votre enregistrement A vers le serveur, puis placez Kong (port 8000) et Studio (port 3000) derrière les certificats Caddy, comme dans le guide Node.js.

3. Connectez votre application

Pointez le SDK vers `https://api.example.com` (Kong) avec la `ANON_KEY` pour les clients et la `SERVICE_ROLE_KEY` uniquement côté serveur. Les migrations s’exécutent avec la CLI supabase sur votre projet distant - même flux qu’avec le cloud, mais sur votre propre domaine.

Réponses rapides

Auto-hébergé ou cloud Supabase ?

Le cloud vous apporte des mises à jour gérées, des sauvegardes à un instant précis, le branching et des fonctions edge sans configuration - vous payez par projet et par usage. L’auto-hébergement vous donne des coûts fixes, vos données sur votre disque et aucun verrouillage fournisseur - et vous laisse les mises à jour, les sauvegardes et la supervision. À l’aise avec `docker compose` et un timer restic ? Auto-hébergez. Sinon, commencez sur l’offre cloud gratuite et migrez plus tard.

Qu’est-ce qui ne fonctionne pas comme dans le cloud ?

Le branching de base de données et les agréments du tableau de bord cloud sont réservés au cloud. Les fonctions edge sont livrées avec la pile mais demandent plus de câblage manuel que la version gérée. Le temps réel fonctionne, dimensionné par votre propre Redis - bien pour des produits, pas pour un fan-out d’un million de connexions sur une machine à 34 €.

Un backend qui vous appartient, sur le matériel que vous avez choisi. Core VPS 8 NVMe (24 Go, 34 €/mois) →

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